« Allez, les gars, on est déjà suffisamment à la bourre et il y a plus de trois mille personnes qui attendent derrière ces grilles. On ne peut pas les décevoir. »
Elle n'en revenait pas. Elle, Céline, 20 ans, futur experte dans le domaine bancaire, un copain et trois chats, elle qui avait été choisie parmi des centaines de candidatures. Choisie pour quoi au juste ? Et bien, pour suivre Indochine une journée, des répétitions au concert, ni plus, ni moins. Ses héros justement, se tenaient devant elle depuis cinq bonnes minutes. Ce qui l'avait toujours frappée chez ce groupe, bien plus que chez tous ces autres musiciens de pacotille, c'est leur humanité. Et elle n'était pas déçue de constaté par elle-même que ce n'était pas qu'une façade. Elle n'était pas la seule élue pour être Indo-Reporter., il y avait aussi ce jeune homme qui semblait sortir tout droit d'une cure de désintox ratée. Mais elle s'en fichait pas mal, toute son attention était concentrée sur les gens sur scène, plus particulièrement celui près du micro. Même si il adorait rigolé de tout avec tout le monde, cet homme inspirait de l'admiration et du respect partout où il entrait.
« On reprend le second couplet de Playboy. Ensuite, je joue un peu avec le public et on enchaîne sur le refrain, un chanté par le public, puis vous le rejouer pour le final où je chante. »
Deux heures de répétitions qui passèrent aussi vite dans le c½ur de Céline qu'une poignée de seconde. Deux secondes, dix minutes, une éternité. Les lèvres du chanteur se pressèrent si rapidement contre les siennes qu'elle en oubliait de fermer les yeux. La surprise fut totale. Pourquoi avait-il fait cela ? Pourquoi lui avait-il glissé un petit papier au moment de se quitter avant le concert ? Pourquoi lui demandait-il sur ce bout de papier de la rejoindre dans ce petit motel au néon clignotant renvoyant une lumière blafarde sur le trottoir den face ? Et surtout, pourquoi avait-elle suivit ses instructions ? La curiosité ? Peut-être bien. Mais là, Nicola, son modèle, venait de l'embrasser. Et étrangement, il ne prononça plus un mot ensuite, lui qui avait été si bavard toute la journée. Un silence s'installa entre les deux amants, mais pouvait-on les appeler des amants ? Il ne voulait d'elle que pour une nuit, et encore...une heure ou deux devrait largement lui suffire.
« Quelle est la chanson que tu préfère ? »_finit-il par demander.
La réponse à cette question était évidente pour elle. Aucune autre chanson ne l'affectait autant que celle-là, cette chanson où un soldat séparé de son épouse lui fait la promesse de lui revenir. Que même la mort ne pourra pas les séparer car ils se retrouveront après. Je revois et nos nuits et nos joies.
« Un ange à ma table »
« Comme moi. Tu sais, il parait que tous les anges ont les cheveux bonds comme toi. »
« Désolée, je vais devoir y aller »
« Non, reste avec moi. Je suis sûre qu'au fond de toi, c'est ce que tu veux. »
« Peut-être. Oui. Non. Je ne sais pas. »
«Je garde le Oui. »
« Il faut que j'y aille. »
« Allez, ce n'est pas tout les jours que tu te trouve dans la même chambre d'hôtel que Nicola Sirkis. Et que justement, dans cette chambre, il y ait un lit ! Viens t'allonger près de moi. »
Tout se mélangeait dans sa tête, elle est aussi proche de ce qu'elle à toujours rêvé. Mais ce rêve était le sien uniquement avant qu'elle ne rencontre Sam, son copain, qu'elle aimait de toutes ses forces, celui pour qui elle serait prête à mourir s'il devait être envoyé à la guerre. Pour le rejoindre...le seul qui comptait plus à ses yeux qu'un frontman en manque de minettes. Des années plus tôt, des années avant de connaitre Sam, elle aurais surement passé la plus délicieuse des soirées qu'il lui soit donné de passer. Elle aurait souffert ensuite, d'être ainsi rejetée, oubliée si facilement. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle est heureuse de prendre sa veste et de claquer la porte au nez de ce cher Nicola...Aujourd'hui, elle est heureuse !
« Ca va ma puce ? »
Elle relève son regard pour déterminer à qui appartient la paire de pied qui vient de la tirer de sa rêverie. Elle l'avait retrouvée, son Sam, à qui elle avait soigneusement caché toute cette histoire.
« Tu faisais quoi mon c½ur ? »
« Je réfléchissais à ce concert du 26 juin »
« Et ? »
« Tu sais, Nicola, en vrai, il est tout petit. »
Et ils éclatèrent de rire tout les deux, avant d'admirer le soleil se coucher sur leur bonheur....éternel ?
Alala cette chanson....peut-être la seule chanson en français que j'aime !

![[ The Life is a Joke ]](http://05.wir.skyrock.net/wir/v1/resize/?c=isi&im=%2F1bc%2Fthen-why-are-we-laughing%2Fpics%2F2568265931_1.jpg&w=100&h=100)



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xTiffanyBlews, Posté le dimanche 12 juillet 2009 07:21
Ooh c'est vachement mignon ça :) Et très réaliste, du moins pour moi :)